Cartes Postales de France 4

Publié le par Eve

Saint-Alban Leysse

Saint-Alban Leysse

Bonjour les amis,
Si vous saviez comme j’ai bien dormi dans le petit jardin de mes amis. Et c’était nécessaire après cette traversée de la France… J’ai souvent entendu dire que la France était un petit pays. Grave erreur, il est immense. Bien sûr, si l’on compare aux grandes Amériques, il semble minuscule. Mais connaissez-vous une coccinelle américaine qui voyage et raconte sa vie ?

D’ailleurs, je bavarde, mais vous n’êtes pas ici pour papoter. Nous allons donc continuer nos vacances. Et je vous sens déjà  prêts à décoller. Alors attachez bien votre ceinture, mettez vos lunettes, étendez les bras, et c’est parti. Prenons de la hauteur.
Si vous vous souvenez bien, après des semaines à sillonner les mers, les côtes puis l’intérieur des terres en révisant notre Histoire, j’étais arrivée (péniblement certes) dans un coup de vent (c’est le cas de le dire) en montagne.
Et regardez ce paysage le soir lorsque le soleil se couche sur les parois abruptes baignées de ses rayons incandescents, incendiant les pierres et les forêts enflammées, et cachant dans un repli un  château tapi dans l’ombre tel une sentinelle discrète. Ressentez la plénitude de ce moment de grâce, magnifié par la grandeur de l’astre couchant !

Je sais, je sais, la poésie me colle aux ailes….

L’altitude aussi, alors je vais vous laisser découvrir seuls la Haute-Savoie, je manque d’oxygène (quoique je ne manque pas d’air de vous abandonner ainsi). Mais vous avez deux amies qui vous guideront, et moi je vous attends… Votre destination ?

Samoëns et Morzine
Samoëns et Morzine
Samoëns et Morzine
Samoëns et Morzine

Samoëns et Morzine

Les sommets enneigés à l’horizon, les arbres immenses, les montagnes et des étendues d’eau pure. Quel bol d’air.
Et en plus, vous m’avez ramené une surprise. Des fleurs sauvages, comme je les aime. Et celles-là, elles sont garanties sans pesticide et sans coccinellicide !

Morzine
Morzine

Morzine

Je pensais, en mettant le cap au sud, sur l’invitation d’un ami, que les montagnes étaient plus faciles à escalader.  Pas du tout ! Vous vous êtes donnés la consigne cette année. Puisque vous ne pouvez pas prendre l’avion, vous avez décidé d’aller toucher le ciel et les étoiles. Et moi, vous y pensez ?  Comment, je ronchonne ? Pas du tout, je commente et je marmonne dans mes mandibules !

Dévoluy

Dévoluy

C’est vrai que cela valait le déplacement. Vous avez-vu cette base de décollage ? Ouah, je me jette dans le vide et je prends les courants ascendants, je me laisse porter par l’air. Comment, mais vous ne me suivez-pas ?

Vercors

Vercors

Vous avez bien fait, la photo vous le prouve. Après avoir savouré mon vol, je me suis trouvée prise dans des gros nuages menaçants. Le ciel de ce pays est comme les habitants, un peu turbulent !
N’ayez crainte pour moi, je me suis mise à l’abri. Pendant que l’orage gronde, je vais vous raconter une histoire. Une histoire de moi, bien entendu, car c’est ce qui vous intéresse le plus ! Figurez-vous qu’après avoir été émerveillée par le coucher de soleil, j’ai voulu en découvrir plus, de l’autre côté forcément, la face que je ne voyais pas. Et ma curiosité m’a joué un tour pendable. Dès que j’ai atteint le sommet, je me suis sentie emportée par le vent qui soufflait très fort. Je n’étais plus protégée par les rochers. Et j’ai dégringolé, ballottée sans pouvoir rectifier mon plan de vol ni programmer ma destination. Cela a duré un temps interminable sans que je sache où j’étais, avant de retrouver un peu de calme au bord d’un lac d’un bleu profond. Un empilage de galets semblait être à ma disposition pour un séjour de méditation.

Je me refaisais un semblant de beauté, lorsque un énorme bruissement  me fit trembler des pattes jusqu’aux antennes. Un bourdon grognon de la douane volante me faisait les gros yeux et il semblait courroucé.
« Je vous ai vu arriver à toute vitesse ma petite dame. Ici vous êtes dans une zone à circulation réduite. D’où venez-vous ? »
« De Savoie, votre honneur ! »
« Comment ? Vous avez traversé sans permission ? »
« Traversé quoi ? »
« Vous vous fichez de moi en plus ? La frontière ! Vous êtes en Suisse. Avez-vous quelque chose à déclarer ? »

Timidement, je lui racontai mes aventures, vos invitations, nos visites, la mer, les châteaux… Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression qu’il a eu du mal à me croire….
De sa voix vibrante et caverneuse, il m’a demandé de repartir d’où je venais, par le chemin le plus court, en tournant à droite après le troisième mélèze…. J’ai obtempéré, non sans prendre une photo…

Le Grand Saint-Bernard

Le Grand Saint-Bernard

Dommage, l’endroit était reposant …. Mais j’ai eu peur, et je pense que vous aussi. Venez, nous allons nous remettre de nos émotions avec une promenade bucolique sur un petit sentier qui sent bon l’humus et la mousse humide. Un peu de fraîcheur sous le couvert des arbres pour une remise en forme, et des lacs comme récompense.

Isère
Isère
Isère

Isère

Je ne résiste pas au plaisir d’une baignade !

Lac d'Aiguebelette, lac du Bourget, Lac Vert en Haute-Savoie
Lac d'Aiguebelette, lac du Bourget, Lac Vert en Haute-Savoie
Lac d'Aiguebelette, lac du Bourget, Lac Vert en Haute-Savoie
Lac d'Aiguebelette, lac du Bourget, Lac Vert en Haute-Savoie

Lac d'Aiguebelette, lac du Bourget, Lac Vert en Haute-Savoie

Vous vous demandez déjà ce qui va m’arriver la prochaine fois ? Si vous saviez …. A bientôt les amis

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Marie 27/08/2020 12:20

Que les montagnes sont belles, l'air pur et la plénitude totale... Quel plaisir de voler avec toi, découvrir de futures destinations peut être avec de telles beautés... Merci à toi, et repose tes petites ailes avant le prochain voyage ..